Photos Chrystel Jubien

 

 

 

Depuis sa création la compagnie Les Alouettes Naïves intervient en auprès des femmes incarcérées dans les Maisons d’arrêts d’Iles de France, à Fresnes et Versailles ponctuellement, à Fleury-Mérogis de façon hebdomadaire depuis 2008. Ces actions sont mises en place, financées et accompagnées par le Pôle culturel et le SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et Probation).

La base de la rencontre avec les détenues originaires de partout dans le monde, souvent non francophones, est la danse orientale.

 

Travailler la danse orientale c'est travailler sur sa féminité et son identité. Mais c'est aussi, et peut-être plus particulièrement en milieu carcéral, une chose intime et personnelle qui est avant tout destinée à regagner une image de soi, de son corps de femme, positive et harmonieuse.
Fatima Mernissi, sociologue marocaine, parle de la danse orientale comme étant une danse d'auto-valorisation et d'apprentissage de la dignité.

 

Les ateliers chorégraphiques de danse orientale d’Emmanuelle Rigaud sont le cadre de projets mettant en lien plusieurs disciplines  qui ont fait et feront l'objet de nombreuses créations en milieu carcéral:

Danse et art plastique avec les plasticienne Adèle Ogier et Catherine Aznar.

Danse et écriture avec L’écrivain Leïla Marouanne.

De nombreux danseurs ont été invités à proposer des initiations à d’autres danses, d’autres identités corporelles, pour quelques séances : Yana Maizel en flamenco, Dolsy en Bollywood, Ghislaine Décimus en danse africaine, Sophie Ménissier en danses tsiganes, Mathias Dou et Nathan Israël en danse contact, la compagnie Tango Unione en tango.

Les musiciens Elisabeth Gily, Mohammed Rissani et Amar Chaoui sont intervenus plusieurs fois.

Avec la photographe Emmanuelle Marchadour nous avons réalisé une exposition photos à la maison d’arrêt des femmes de Versailles.

 

En 2014 et 2015 le projet VOUS DANSEZ ? a été mené à Fleury-Mérogis grâce à un partenariat avec la MJC de Ris Orangis, le conseil général de l’Essonne et la Drac Ile-de-France. Les femmes détenues participant à l’atelier hebdomadaire ont témoigné de leurs danses devant la caméra d’Estelle Lacombe.

Ces images ont été utilisées lors des représentations du spectacle à la MJC de Ris Orangis mais aussi pour celle donnée à Maison d’arrêt avec la participation du groupe de danseuses de l’atelier.

 

DANSES PARTAGÉES

EN MILIEU CARCÉRAL